Végétalien pendant un mois ! Mon expérience

Hello 😃

Ceux qui me suivent sur Instagram le savent, pendant un mois, du 5 Mars au premiers Avril, j’ai décidé de devenir VÉGÉTALIEN ! Je fais bien la distinction entre « végétalien » et « vegan » : pour moi, le végétalisme s’arrête à l’alimentation, et le veganisme englobe tout notre mode de vie.

Dans cet article, je vais vous relater mon expérience, vous expliquer pourquoi j’ai décidé de faire ça (pour faire du like bro !😜), comment je m’y suis pris, quel bilan j’en tire, et (attention Spoiler) pourquoi je ne continue pas !

C’est partie !

Le pourquoi du comment

Pourquoi j’ai décidé de faire cette expérience ? La réponse est dans la question : je voulais expérimenter. J’adore découvrir de nouveaux aliments, de nouvelles recettes, etc. Alors pourquoi ne pas essayer carrément une nouvelle façon de s’alimenter ? En plus de ça, j’avais régulièrement des problèmes de digestion, et je n’arrivais pas à définir précisément qui était le coupable parmi mes 3 suspects : Le lactose (que je ne consomme que dans la protéine en poudre), les œufs/la viande, le gluten. En adoptant un régime végétarien, je pouvais potentiellement trouver le coupable 😉

Adaptation

« Au commencement, il y avait de la viande … »

…Mais pas uniquement ! Il m’arrivait très régulièrement de manger des plats et des recettes végétariennes et végétaliennes. Du coup, je pensais que le passage à une alimentation sans produits animaux se ferait les doigts dans le nez ! j’avais tors ^^

Je l’ai fait du jour au lendemain ! J’ai vidé mon frigo de tout ce qui ne convenait pas à ma nouvelle diète, pour le remplir de légumes, de légumineuses et de tofus.

Voici ce que je mangeais :

  • Céréales et des légumineuses ;
  • Fruits et des légumes ;
  • Des « simili carnés » de type tofu et tempeh, mais jamais de seitan ! Je vous explique pourquoi plus bas dans l’article 😉 ;
  • Des compléments alimentaire protéinés (uniquement pour ma pratique sportive, en remplacement de la whey que je consomme d’habitude).

Concrètement, ce changement a induit une consommation accrue en glucides et légèrement réduite en protéines, ainsi que d’autres changements comme l’équilibre acido-basique, et le rapport Omega-3/Omega-6.

Mon expérience

Ce que je vais vous détailler là, c’est mon expérience personnelle et non une vérité absolue. Il s’agit de comment j’ai ressenti certains changements avec cette alimentations, comment je l’ai vécue, etc… D’autres personnes peuvent avoir des expériences différentes.

L’apport calorique

Sur cette période d’un mois, j’ai volontairement augmenté mon apport calorique, et je l’aurais fait de toute façon même sans suivre une alimentation végétalienne. Ce qui a changé en revanche, c’est la répartition des macro-nutriments :

  • La quantité de protéines a diminué. Je me suis rendu compte que j’en consommais trop à la base, c’était donc l’occasion de rétablir un apport adéquat.
  • La quantité de glucides quand à elle, a augmentée. car pour obtenir des protéines végétales en quantité suffisante, il faut consommer des céréales et des légumineuses qui contiennent beaucoup de glucides.

Ce dernier point justement nous amène à cette question que beaucoup se posent avant de tenter le végétalisme : augmenter les glucides et réduire les protéines va-t-il me faire prendre du gras ? La réponse n’existe pas vraiment, et c’est à chaque individu de l’expérimenter. Pour ma part, mes abdos sont toujours visibles, aucun changement notable 😉

Energie et performance sportive

En revanche, l’augmentation des glucides a eu effet très positif sur mon énergie à la salle de sport : j’étais bien plus en forme, plus endurant, plus fort et je récupérais plus vite entre les séances. Bien sûr il s’agit d’un ressenti, ce n’est pas vraiment mesurable et quantifiable, mais mes performances se sont améliorées plus vite qu’à l’accoutumée.

La digestion

Cet accroissement d’énergie était peut être en partie dû aussi à une meilleure digestion ; j’en ai parlé au début de l’article, le végétalisme m’a permis d’éliminer deux des possibles causes de mes soucis digestifs. Ainsi, pendant un mois, pas d’œufs et pas le moindre milligramme de lactose. Résultat : les problèmes de digestion ont quasiment disparu la première semaine, avant de réapparaître lors de mes vacances à Rennes durant lesquelles j’ai consommé beaucoup de gluten.

On sait également que la viande et les graisses animales demande un effort important de digestion et peuvent provoquer des lourdeurs et des ballonnements à certaines personnes (pas a moi, j’ai de la chance). Avec une alimentation végétale, moins de problèmes.

Ceci-dit, les légumineuses, qui contiennent de l’acide phytique et d’autres « anti-nutriments » peuvent s’avérer nuisibles au bon fonctionnement du système digestif si elles sont mal préparées et/ou consommées en excès. Attention donc …

L’avis de mon banquier

« Ouais mais manger vegan c’est moins cher que manger de la viande »

« Heu non trop pas, toutes vos graines et vos tofus ça coûte super cher »

Et bah enfaîte, ça ne coûte ni plus cher, ni moins cher. Donc si vous pensiez vous ruiner en changeant d’alimentation, ne vous inquiétez pas !

Voici un exemple de courses que j’ai faites la deuxième semaine :

  • Roquette 100g  : 0,99€
  • Pousses d’épinards 100g : 0,99€
  • Oignon rouge 300g : 0,61€
  • Banane 625g : 0,86€
  • Avocat : 1,35€
  • Concombre : 0,99€
  • Oranges 425g : 0,64€
  • Endives 435g : 0,52€
  • Haricots plats 170g : 0,42€
  • Poivrons 155g : 0,46€
  • Pommes 675g : 1,01€
  • Patates douces 550g : 1,14€
  • Blettes 275g : 0,68€
  • Crackers 2 X 250g : 2,50€
  • Chocolat noir 98% BIO :  1,89€
  • Pois chiches en boîte : 0,49€
  • Haricots rouges en boîte : 0,60€
  • Noisettes : 4,14€
  • Tofu : 1,9€
  • Tofu (autre marque) : 1,82€
  • Lait d’amande : 1,75 €
  • Eau minérale Quézac 1,15L : 0,40€
  • Yaourt soja nature x12 : 2,69€
  • Purée de sésame : 5,55€
  • Tofu soyeux 500g : 2,59€
  • Panisse 400g : 2,60€

Le total (que je vous laisse calculer) est sensiblement le même que ceux de mes courses antérieures. Je n’ai pourtant manqué de rien et je n’ai pas eu besoin de retourner faire des courses d’appoint durant la semaine.

Est-ce que la viande m’a manquée ?

A part les deux premiers jours, non ! En revanche, les œufs m’ont manqués et étrangement, alors que je n’en mangeais qu’à de rares occasions, j’avais d’irrésistibles envies de fromage ! Ces sensations ne se sont d’ailleurs pas atténuées avec le temps comme j’aurais pu croire …

Autre conséquence de l’absence de viande, j’avais du mal à varier mes sources de protéines … Le ménage céréales légumineuses n’étant pas suffisant pour couvrir mes besoin, j’avais besoin d’autres aliments comme du tofu ou du tempeh. Du tofu ou du tempeh … justement, quoi d’autre ? Hors de question de manger des simili carnés industriels pleins de saloperie, ni de seitan. Alors après avoir fait le tour des tofu natures, lacto-fermentés, fumés … je tournais en rond.

Équilibre acido-basique

Si vous avez lu mon article sur l’équilibre acido-basique, vous comprenez aisément que supprimer les produits d’origines animale et augmenter sa consommation de légumes limite l’acidose chronique.

Sur une si courte période, je n’en ai pas réellement ressenti les effets, si ce n’est peut être sur mes performances sportives et ma récupération. Quoi qu’il en soit, l’alimentation végétale est indéniablement bénéfique à notre pH sanguin sur le long terme.

Rapport Omega-6 / Omega-3

Là en revanche, j’en ai ressenti les effets. Souvenez-vous de mes articles sur les Omega-3 et Omega-6 : Un mauvais équilibre en faveur des Omega-6 est pro-inflammatoire.

Et bien dès la fin de la première semaine, mes douleurs au dos sont revenues … Elles qui avaient presque disparus, notamment grâce à une supplémentation en Omega-3 marins (EPA/DHA).

Mais alors pourquoi ? Comme je vous l’avais expliqué dans l’article cité, les Omega-3 d’origine animale et marine (poisson, crustacés), les EPA/DHA, sont bien plus « efficaces » que les Omega-3 d’origine végétale, les ALA. Hors, en adoptant une alimentation végétalienne, on supprime les  EPA/DHA pour ne garder que les ALA, et on augmente aussi la quantité d’Omega-6 consommés via les céréales et les légumineuse. Ce qui, dans mon cas, et même avec une supplémentation en ALA, a entraîné un déséquilibre.

Le grignotage

J’ai toujours été grignoteur ! De temps en temps je prend quelques amandes ou une datte pour me caler. Mais pendant ce mois-ci, je n’ai pas arrêté ! Amandes, noix, cacahuètes, fruits secs, à chaque fois que je passais devant le placard, je ne pouvais pas m’en empêcher …

Certains témoignages et certaines études tendent à montrer que les protéines végétales sont moins rassasiantes que les protéines animales. J’ai du mal à le concevoir (les céréales/légumineuse étant riches en fibres, elles devraient bien nous rassasier), mais toujours est-il que c’était le cas pour moi …

Le seitan 

Je vous l’ai dit, je n’ai pas consommé de seitan pendant cette période, et je déconseille aux végétaliens d’en manger en tant que source de protéines. Le seitan, c’est fait à base de gluten ! Alors forcément, c’est riche en protéines …. mais il y a un « mais » : le gluten est composé de plusieurs protéines, dont majoritairement la Gliadine. C’est cette dernière qui est responsable des intolérances et de tous les troubles causés par la consommation de gluten (et il y en a un paquet ! Je vous renvoi au livre de Julien VENNESSON « Gluten, comment le blé moderne nous intoxique »). Cette gliadine n’est pas du tout assimilée par notre organisme, que l’on soit intolérant, sensible ou non n’y change rien. Soit elle est éliminée dans les selles, soit elle passe au travers de l’intestin et est considérée comme un corps étranger par notre organisme, mais jamais elle n’est utilisé comme les autres protéines de notre alimentation.

En résumé, le seitan n’apporte pas de protéines utilisables.

La Vitamine B12

La fameuse Vit. B12 ! Halala, qui ne s’est jamais entendu dire « tu es vegan, tu vas avoir des carences en B12 » ? Et bien pour une fois, je suis d’accord !

Je ne vais pas vous faire un cours sur la vitamine B12. Sachez juste qu’elle se trouve presque exclusivement dans les produits d’origine animale : Viande, poisson, crustacés, œufs, lait.

Mais on en trouve aussi dans certains aliment fermentés : tofu lacto-fermenté, tempeh, choucroute, kefir, etc … Les bactéries ou les champignons microscopiques en produisent, et ces comme celà que les animaux herbivores obtiennent leurs apports en B12. La vache par ailleurs, avec son système digestif particulier, peut produire indirectement (ce n’est pas elle qui produit mais les bactéries de son intestin) de la vitamine B12. Quand au chimpanzé auquel on compare souvent l’homme, il n’est pas exclusivement herbivore et consomme des insecte et parfois des petits animaux.

On trouve aussi de la B12 dans certaines algues, dont celle qui a la côte actuellement, la spiruline.

Néamoins, les quantités retrouvées dans ces aliments sont minimes, et celles des algues ne serait pas assimilée correctement par l’organisme. La seule solution pour éviter les carences est donc de se supplémenter. Chose que j’ai choisie de ne pas faire :

  • Le prix est élevé
  • Je considère que le tout est supérieur à la somme des parties. C’est à dire que l’aliment qui contient des vitamines B12 est plus intéressant que les vitamines seules. Ce qui suggère donc que le végétalisme n’est pas forcément l’alimention parfaite …

Pourquoi j’ai retrouvé une alimentation omnivore ?

Avant tout, sachez que ce n’est pas la protection des animaux qui a motivé mon envie d’essayer cette alimentation. Non pas que je sois insensible à leur cause, loin de là, mais il ne faut pas oublier que les plantation de soja, de noix de coco, et de tous ces aliments à la mode sont tout aussi néfastes aux animaux sauvage. La meilleure façon de protéger les animaux et de lutter contre l’agriculture intensive et contre l’industrie agro-alimentaire.

Selon mon point de vue, les produits d’origine animale ont beaucoup de choses à nous apporter sur le plan nutritif. Citons par exemple le miel, les œufs (de qualité), les poissons (pour les Omega-3, le collagène essentiel à nos articulations, la vitamines B12, les protéines animales (qui malgré toutes les bêtises qu’on peut lire, reste quand même plus inintéressantes que les protéines végétales. Mais on en reparlera), etc …

Je considère donc que malgré ces avantages certains, l’alimentation végétalienne n’est pas la plus adaptée à notre espèce. Il est possible bien sûr de vivre et d’être en bonne santé avec cette alimentation à court et moyen terme, mais sur le long terme ? La « mode » vegan est toute récente, et il est difficile à ce jour d’évaluer les effets de ce type d’alimentation sur toute une vie. Avec les inconvénients dont je vous ai parlé (Omega-3, B12, etc …), on peut se poser la question.

Mon alimentation aujourd’hui

Même si j’ai retrouvé un modèle alimentaire omnivore, mon alimentation est aujourd’hui différente de ce qu’elle était avant cette expérience. Je consomme moins d’œufs, beaucoup moins de chaire animale (2 fois/semaine), en privilégiant les poissons. Cela me permet par ailleurs de consommer des produits de meilleures qualité. Pour être honnête, la viande ne me fait presque plus envie, et elle ne m’inspire plus vraiment pour mes recettes non plus. Quelque chose a changé ! Bien sûr, invitez-moi à manger une entrecôte grillée, j’en serai ravi ! Mais si vous me proposez un dahl de lentilles corail avec du tempeh grillé, je le serai tout autant 😉

 

J’espère que cet article vous aura intéressé et vous aura permis d’y voir plus clair si vous vous posiez des questions. Questions que vous pouvez d’ailleurs me poser dans la section commentaire et auxquelles je répondrai 😉

Je vous laisse ici, et je vous dis à bientôt pour du nouveau contenu !

 

Une pensée sur “Végétalien pendant un mois ! Mon expérience

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