Sirop de fleur de coco

Le sirop de coco

Très à la mode en ce moment, je n’avais pourtant pas prévu de m’en procurer, car je ne pense pas que ce soit aussi sain qu’on nous le dit. Je vous explique pourquoi dans cet article.

Mais en faisant mes courses, il y en avait en promo, avec 30% de réduction, et face à l’insistance de ma copine, je n’ai pas fait le poids …

Me voilà donc avec un flacon (ou ce qu’il en reste) que j’ai pu goûter afin de vous donner mes impressions :

Qu’est-ce que c’est ?

Le sirop de fleur de coco est produit de la même façon que le sucre de coco, mais en s’arrêtant une étape avant. Pour schématiser, on récupère le nectar de la fleur qu’on fait bouillir pour le concentrer, on obtient du sirop. Et si on veut du sucre, on fait cristalliser ce sirop. J’en parle également dans mon article sur les différent sirops, n’hésitez pas à le lire.

D’un point de vue nutritionnel, l’étiquette de mon flacon m’indique 78% de glucides nommés « sucres ». Sur les étiquettes alimentaire, la mention sucre fait référence aux glucides simples : glucose, fructose, lactose, galactose et saccharose (également maltose il me semble). Difficile ici, même sur le net, de trouver la répartition exacte de ces glucides dans le produit, mais je suppose qu’il s’agit de fructose en majorité, et de glucose ou de saccharose.

L’index glycémique serait de 35. Ici aussi, à part sur les sites qui vendent le produit, je n’ai pas trouvé d’autres références … je suis donc très sceptique.

Si je devais donner mon avis, je dirais que par prudence, le sirop de coco est plus proche du sirop d’agave que du miel ou du sirop d’érable (cf article cité plus haut)

A noter cependant qu’il est riche en potassium et a une teneur intéressante en calcium

Passons à l’utilisation et au goût maintenant.

Utilisation : 

L’utilisation est la même que pour du miel ou des sirops d’érable/agave

  • boissons
  • pâtisseries
  • sauces

En revanche, au niveau du goût, il faudra le goûter sur des pancakes ou à la petite cuillère pour percevoir cette douce saveur de caramel 😉 Mais ça, c’est purement subjectif, et n’ayant pas mangé de caramel depuis des années, je ne peux pas affirmer bien reconnaître ce goût.

Intégré dans des préparations, seul son goût sucré se fera sentir, et la différence entre un sirop de coco et un sirop d’agave/érable sera imperceptible.

Conclusion :

Même si j’ai apprécie ce produit, je ne pense pas en racheter. Selon moi, il n’apporte rien de plus que le sirop d’érable ou le miel. Et il est même selon moi à éviter, car nous n’en consommons pas depuis suffisament longtemps pour avoir assez de recul sur ses soit-disant bienfaits : il a été bombardé sur le devant de la scène healthy comme un produit miracle, sain, à faible IG … mais où sont les vraies études qui le prouvent ? Les seules références, comme je l’ai dit plus haut, sont sur les sites qui le commercialisent …

De plus, mon flacon indique tout en bas de l’étiquette « contient des sulfites ». Sont-ce des sulfites naturellement présents dans le nectar de coco, sont-ils rajoutés ou produits lors de la fabrication du sirop ? Impossible de le savoir … Il y a encore trop de flou sur ce produit selon moi.

Pour aller plus loin dans l’étude de cet aliment, je vous conseille l’excellent article d’Haltère du  Druide 😉

Mais je suis curieux tout de même de savoir ce que VOUS en pensez ! Alors n’hésitez surtout pas à me laisser un commentaire en attendant mon prochain article !

 

BYE

 

 

Une pensée sur “Sirop de fleur de coco

  • 28 juin 2019 à 10 h 03 min
    Permalink

    Cher Madame, monsieur,

    J’aimerai vous donner mes appreciations et réponses a vos questions concernant ce sirop de coco. Je suis ingenieur agronome et expatrie en asie depuis plus de 10 ans. Je suis specialise dans la production et transformation de tout les sucres de palmiers divers et varies, que se soit a partir de Cocotier, palmier Ronier, Arenga, Nypa, et autres. Tous ces sucres sont les seules naturellement et traditionnellement produits dans les pays d’asie du sud et Sud-est, mais aussi en afrique pour les sucre de datiers.

    Tous ces sucres se font de la meme facon. La seve est recolte plusieur fois par jour par les fermiers et cuite pour evaporer l’eau qu’elle contient jusqu’à l’obtention d’un nectar ou sucre. La forme la plus courante et de loin dans tous ces pays est un bloc de sucre semi-cristallisé qui se vend sur les marchés à la coupe comme on achèterai du fromage. C’est surtout le cas en Inde qui est de loin le pays avec la plus grande production de ce type de sucre et ce depuis l’antiquité d’aussi loin qu’il soit possible de dater.

    Concernant vos questions, la composition des carbohydrate varies en fonction de la forme et de la méthode de conception. Il ne peut pas y avoir une majorité de fructose pour couper court au spéculation car la saccharose (sucrose) ne pourra jamais être inverti suffisamment (processus d’inversion du sucrose en glucose et fructose). il n’y a qu’il seul type de sirop de sucre naturel qui est majoritairement composé de fructose et c’est le miel car les abeilles le produise de cette façon et aussi due à l’acidité du miel qui inverti. Le sucrose possède un pont hydrogène faible qui réuni les molécules de glucose et fructose. Les hautes températures et l’acidité sont deux conditions majeures qui détruisent cette liaison créant au passage le glucose et fructose. Après çà en fonction des conditions du milieu le fructose est généralement dégradé plus rapidement laissant la concentration en glucose s’élever.
    Concernant la remarque sur les sulfite, cela vient du fait que ce sirop n’est pas certifié BIO et que dans ce cas beaucoup de fermiers aujourd’hui utilise du Sodium Bisulfate comme les exploitants de vins pour arrêter la fermentation et éviter de perdre du sucre. Cela est évidemment mauvais our la santé car le sodium bisulfite malgré ce qui est dit agit presque comme un antibiotique en détruisant toutes bacteries ou levures qui pourrait se développer. Il est à la limite entre agent bactériostatique et antibiotique.

    Si comme moi vous ne voulez pas de cela achetez des produits certifiés BIO.

    Enfin pour terminer sur l’index glycemique, il n’y a en effet pas beaucoup d’études publiques sérieuses car selon moi s’est aussi car il n’y a pas encore de méthode standardisé de production de ces sucres, n’étant sur le devant de la scène que depuis peu. Chaque produit pourrait avoir un résultat différent.

    Pour ma part, les sucres de Cocotier et de Palmier à sucre que nous produisons sont certifiés à Index Glycémique Bas (en dessous de 55) de part le laboratoire de l’Université de Sydney certifié pour les calculs d’index Glycémique par la norme ISO 26642:2010. Il est faux de prétendre à un index précis car très souvent chaque personne est différente de par son métabolisme. La certification porte donc sur une analyse statistique des résultats de tests sur un groupe panéliste représentatif. En fonction des conditions de tests faite sur une durée de 2 semaines les résultats sont variables et il est donc impossible de retenir un chiffre précis comme IG 35 par exemple.

    Je tiens à dire que j’ai été surpris de part le prix de vente en France car en Allemagne ou aux Etats-Unis, il est beaucoup plus raisonnable. J’espère je pourrai aider à rendre plus accessible ces merveilleux produits utilisés depuis la nuit des temps par des millions d’individus.

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